Piero PIZZI CANNELA

 

Piero Pizzi Cannella. Un nom qui sonne commme une musique légère. Un artiste qui vient de Rome et qui a mis longtemps à accepter d’envoyer quelques unes de ses oeuvres à Toulouse. «Organiser une telle exposition, c’est pour moi quatre ans de travail», précise Fabrice Galvani qui en rêvait depuis plus longtemps encore. Mais le jeune galeriste toulousain n’aime pas les choses faciles. Les artistes qu’il expose ici, il se les gagne.

Rien que des grands, triés sur le volet : Chambas, Tony Soulié, Pierre-Marie Brisson, Guillaume Toumanian, Mathias Schauwecker, Pedro Txillida (le fils d’Eduardo), Marta Ratti, Jose-Luis Pascual, Manuel Alvarez, Eduard Resbier, Agusti Puig… A ce beau monde aujourd’hui vient donc s’ajouter Pizzi Cannella, 50 ans, issu de la nouvelle école romaine entre Nuzio et Tirelli. Une pointure, Pizzi Cannella, que les galeries les plus prestigieuses du monde s’arrache et qui fait aussi le bonheur de quelques acheteurs de Rome, évidemment, mais aussi de Venise, New York, Berlin, Zurich ou de la Fiac à Paris.

Un artiste délicat qui mêle les huiles aux techniques sèches (fusain, craie…) et qui va de dessins en peintures. Ses couleurs: des ocres et tons de terres qui jouent entre les ombres et la lumière. Ses thèmes de prédilection: des paysages inventés et dans lesquels on pourrait voir à la fois Bologne, Venise et Florence; des animaux, surtout des lézards et quelques oiseaux qui traversent le ciel; quelques objets tout simples comme une chaise, ou bien d’autres, très féminins (bijoux, colliers, pendantifs, robes…). La femme, elle-même, est bien présente aussi, mais jamais vraiment montrée. On l’imagine à peine, très frêle. Mystérieuse. Transparente. Evanescente. Explication de l’artiste sur son oeuvre: «L’art est un mystère un peu comme l’amour, le sexe. On en parle depuis de nombreuses années sans arriver à la moindre conclusion, sans résoudre les énigmes. Il doit bien y avoir une raison»…

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